Premiers oraux finis. Je me rappelais pas que c'était aussi crevant. Globalement, ce qu'il ressort de ces oraux à polytechnique, c'est qu'il ne suffit pas d'y croire pour bien réussir. Et que la prépa est vraiment un petit, petit monde. J'ai croisé énormément de têtes connues à polytechnique. Je veux dire, connues et inattendues - je ne parle évidemment pas des amis admissibles en même temps que moi... mais de connaissances de sup' ou même de terminale (!) que je n'avais jamais revus depuis deux ans pour les uns et trois ans pour les autres, et que je ne pensais jamais trouver à l'X (certains en tant que première année, certains en tant qu'admissibles). Ça m'a vraiment frappé.
Mais la prépa est un monde encore plus petit que ça. Mon prof d'info actuel était élève dans la même spé (je veux dire, en même temps et dans la même classe) à Louis-le-Grand que mon prof d'info de sup' (qui enseigne donc à lyon). Mon père était élève dans la même sup' à Louis-le-Grand qu'un actuel prof de maths de Louis-le-Grand (qui enseigne dans une autre classe que la mienne, mais que j'ai eu quelques fois comme khôlleur). Ce sont des coïncidences de ce genre dont je parle... De toutes les façons, les profs de spéciale se connaissent tous. Mieux : ils connaissent aussi très bien les examinateurs des concours (l'étant eux-mêmes parfois d'ailleurs, pour certains concours). L'on a ainsi eu droit, par exemple, à de légères précisions sur les attentes de l'épreuve de français de polytechnique de la part d'un des examinateurs, via notre prof de français (qui est responsable d'environ 1/3 des copies ayant plus de 16 en français à l'X d'ailleurs).
Vous voulez le meilleur exemple ? un ami qui a intégré l'X l'an dernier, et dont le père est prof en prépa, s'est vu demander directement lors de ses oraux "et votre père, il est toujours prof à (...) ?". Vive l'anonymat...
Le bilan de cette semaine, à part que je sois complètement vanné, c'est que je n'ai aucune idée de si j'ai bien réussi ou pas. Tout me semble possible, d'un échec retantissant à une réussite honorable. Mais ça va être dur d'aborder les autres oraux avec autant d'enthousiasme... quand je pense qu'on est à peine le 20 juin, que j'ai juste fait une seule série d'oraux, et que j'en ai encore pour presque un mois... ça semblait plus cool l'an dernier.
L'autre bilan, c'est que paradoxalement, c'était quand même pratique d'avoir ces oraux maintenant. Je ne suis pas sûr que ça me rende plus stable psychologiquement et je suis à peu près certain que ça m'épuise encore plus nerveusement, mais au moins ça m'a évité de penser à ma vie sentimentale, et ça c'est assez salvateur. Même si j'ai rarement autant souhaité de pouvoir m'endormir dans ses doux bras blancs - et même si maintenant que c'est fini, il va falloir y penser.
PS : Ha oui, dernière chose - à l'intention de ceux qui sont en seconde ou en première et qui pensent que suivre les cours de français, c'est long et inutile : vous avez tort. On peut en trouver profit des années après, lors d'un oral de français autour d'un texte de Voltaire... et j'ai été bien content d'avoir eu un cours de français assez efficace là-dessus en 1ère, pour ma part !
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