J'ai plein de copains, mais pas d'amis...
Par Allam le mercredi 21 octobre 2009, 23:04 - Jours impairs - Lien permanent
Que cette chanson est belle ! D'abord parce qu'elle est triste, ou mieux que triste, à la fois nostalgique, mélancolique et très sombre, presque désespérante ; ensuite parce qu'elle est bien chantée et surtout bien composée – ha, comme les paroles s'enchaînent si harmonieusement ! J'aimerais pouvoir faire des phrases qui coulent aussi joliment. La première fois que j'y ai porté attention, j'ai trouvé cette chanson merveilleuse quoiqu'un peu délicate. Lorsqu'on a vingt ans, gaspiller le temps, forger des projets, faire des folies, critiquer le monde avec une désinvolture toute détachée, ça me paraît plutôt naturel. Même, on aurait l'intention de perdre son temps à ne pas le faire. Évidemment, ce point de vue doit changer vers quarante ou soixante ans, même sans porter un regard aussi peu indulgent que celui de Charles Aznavour sur sa vie passée. Mais malgré ce manque de clémence manifeste de l'auteur pour celui qu'il était lorsqu'il avait vingt ans, cette chanson m'avait quand même fait un peu méditer. J'avais probablement une inclinaison momentanée pour une certaine nostalgie aussi, comme souvent depuis, disons, cinq mois, ce qui aide à la réflexion. Toujours est-il que j'ai eu du mal à ne pas me demander où moi je pouvais me situer, dans ce cadre tracé par cette chanson. Comment, dans vingt, dans quarante ans, je verrai rétrospectivement cette période de ma vie ? Comme un échec total, comme une jeunesse un peu morne ou timide, comme une période joyeuse et plaisante ? Est-ce que je suis en train de rater ma vie ? (ou, plus sombrement, est-ce qu'*on* est en train de rater ma vie ? - mais je sors de ces délires là)
Bien sûr, la question est un peu trop vaste et complexe pour que je puisse y répondre. Mais néanmoins, lorsque je contemple ma vie actuelle, en essayant de donner un sens ou une explication à mes actions et mes décisions, vraiment, dans une certaine mesure au moins, je me demande si je ne passe pas à côté d'éléments relativement essentiels à cette vie qui est la mienne, et que je pourrais regretter avec plus ou moins d'amertume. Je vais essayer de ne pas être trop fouillis dans ce qui suit, il y a plusieurs idées différentes, et j'aurais en temps normal écrit un billet pour chacune, mais les choses ont tendance à se télescoper dans ma tête, et puis j'ai envie de limiter les billets où je raconte ma vie, surtout pour évoquer mes états d'âme. Je ne sais même pas qui lit encore régulièrement ce blog, qui aura le courage de lire ce long billet, qui s'y intéresse vraiment et qui me trouvera juste encore une fois péteux. Mais ce blog reste néanmoins un des seuls liens un peu intimes qu'il me reste avec certaines personnes – enfin ! si elles le lisent, ce que j'espère – que je n'ai pas vraiment le courage de contacter par ailleurs pour l'instant (je suis lâche). Ces trois derniers billets relatant ma vie et mes impressions pendant le mois de septembre, par exemple, je les ai écrits essentiellement, voire uniquement dans l'espoir de donner des nouvelles à Elsa, et d'intéresser les quelques gens avec qui j'ai passé du temps cet été (Mariana, Pierre, quelques autres)(plus éventuellement Camille, à qui je pense souvent lorsque j'écris un billet). En revanche, je ne les ai ni écrits à l'attention de tout mon éventuel lectorat (ce qui est relativement méprisant), ni dans la prime idée de raconter ma vie (alors que c'est ce que j'y fais), ce qui me désespère un peu, puisque c'est une façon de jeter une bouteille dans une mer la plus totalement inconnue, sans aucune idée de si l'action est efficace ou non ; et aussi parce que cela va à l'encontre de ce que je voulais faire de ce blog, c'est à dire autre chose qu'un espère de bureau des pleurs où je viendrais cracher mes doléance au monde qui s'en moque bien. Bref, ça manque de sens.
Mais ce dernier point, j'ai déjà du m'assoir dessus depuis quelque temps, et j'arrive à un second point, parce qu'il me faut bien admettre que depuis que je suis séparé d'Elsa – non, je n'ai pas fini d'en parler, ni de le vivre –, je manque cruellement d'oreille attentive et privilégiée pour parler de ma vie. Vous vous en doutez probablement, mais si j'avais recréé si précipitamment ce blog (cela fait cinq mois depuis deux jours, tiens ; non, vous ne délirez pas, j'ai déjà évoqué cinq mois avant), c'est bien sûr pour me refaire un déversoir de pensées et d'états d'âme, d'abord parce que j'en débordais juste après cette séparation, ensuite parce que la personne avec qui j'aurais partagé tout cela avant, ben, c'était Elsa, donc il me fallait un remplacement, un pis-aller. C'est un peu triste d'en venir à me servir d'un blog pour évoquer mes petits tracas alors que je me l'étais interdit précédemment ; d'aucuns, par exemple, en parlent plus simplement avec leurs amis. Je ne me vois pas emprunter cette solution, parce que pour que je prenne la liberté d'aller pleurer sur l'épaule d'un(e) ami(e), il faudrait que notre relation soit si exclusive que cette personne pourrait difficilement être autre chose qu'au moins une petite amie (c'est un peu ironique, c'est quand Elsa est partie que j'ai eu le plus besoin d'elle...). De toutes les façons, même si l'occasion se présentait, je ne sais pas à quel point je pourrais actuellement commencer pareille relation avec une autre personne qu'Elsa (les habitudes se perdent difficilement : j'ai failli appeler « Elsa » plusieurs fois une fille avec qui j'ai passé un peu de temps durant la FMI, et non, ce n'est pas son prénom. Dans un autre registre, j'ai fait dernièrement plusieurs rêves où l'on se remettait ensemble... enfin j'ai l'habitude de faire des rêves pénibles au réveil).
Je ressens donc un certain vide relationnel depuis cinq mois, quoique ce ne soit pas toujours vrai : il se remplit vite, heureusement à partir de rien. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'impression que votre vie a nécessairement besoin de, disons, un centre de gravité. Quelqu'un de particulier autour de qui tourner, quelqu'un qui à qui l'on voudrait plaire, juste pour le plaisir de plaire, quelqu'un qui par sa simple présence vous donne un cadre, une référence par rapport à laquelle vous situer, par rapport à laquelle ajuster vos jugements, voire, éventuellement, qui vous offre de temps en temps un sens à vos actions. Ça m'est arrivé quelques fois ces derniers mois. Le seul souci est que c'est un genre de relation a priori purement à sens unique (donc ce n'est pas une relation, enfin je n'ai pas d'autre mot), ce qui n'est pas dérangeant mais demande une certaine force d'abnégation, donc c'est un peu limité.
Tout cela ne s'arrange pas beaucoup avec cette espèce d'instabilité sociale qui caractérise l'incorpo puis la FMI : on voit beaucoup de gens, on passe beaucoup de temps avec eux, et on les quitte très rapidement. Ça a été vrai dans une légère mesure avec des amis de sup' ou de Louis-Le-Grand que j'ai revus pendant l'incorpo et plus du tout après ; c'est surtout vrai avec toute la section : la cohésion au sein de la section est très, très encouragée et de toutes les façons nécessairement présente, donc l'on se retrouve tout d'un coup avec plein de gens (tous nouveaux dans mon cas !) qui prennent une place très importante dans son entourage relationnel immédiat, et puis au bout d'un mois, au revoir, on oublie tout, il ne s'est rien passé, tout le monde est re-dispatché dans tous les stages, et en particulier dans mon cas, l'on se retrouve avec encore d'autres gens, tous nouveaux eux aussi. Question découverte de nouvelles têtes, c'est génial. Mais ça crée là aussi un vide qui m'a un peu éprouvé. Psychologiquement et émotionnellement, ce n'est pas si anodin à vivre, ce premier mois.
Mais, bon, je suppose que toutes ces interrogations vaguement existentielles ne sont que très communes. La vie suit son cours, que je lui trouve vraiment un sens ou pas, et je suis de toutes les façons assez lunatique à ce propos, mon état d'esprit et mon moral changeant assez fortement selon... je ne sais pas, mais ils changent. Là, j'ai beaucoup plus le moral que lorsque j'ai commencé ce billet. Si le début est un peu sombre, c'est peut-être normal. Si cette fin est plus désinvolte, c'est aussi normal (enfin en considération de ces variations d'humeur, il n'est pas exclu que je mette ce billet à jour si ce que j'y ai exprimé me semble après coup trop extrême...).
Commentaires
La première chose que j'ai envie de lire après lecture de ce post, c'est que malgré l'absence inhabituelle de mes commentaires sur les précédents messages, je continue à lire très régulièrement ce blog (si tu consultes de temps en temps tes stats, c'est une chose dont tu dois pouvoir te rendre compte assez facilement d'ailleurs, d'autant que je n'aime pas vraiment me servir des flux RSS - le goût de la surprise peut-être "Alors, nouveau post aujourd'hui, ou pas ?"). J'avoue que depuis deux mois c'est un peu compliqué, car je vis à mi-temps dans un appart toulousain dépourvu de connexion internet, et c'est dur.
J'espère qu'on ressent tout le poids que j'ai mis dans cette dernière phrase :D
Enfin bon, cette courte introduction non pour me justifier (de quoi d'ailleurs ?) mais plutôt pour répondre à tes interrogations -et j'imagine à certaines inquiétudes peut-être- sur qui lit ce que tu écris, en ce qui me concerne.
On se demande parfois -le plus souvent, ce sont les autres qui le demandent- "Où te vois-tu dans 10 ans ?" J'avoue que je n'ai jamais trop su quoi répondre à cette question car pour moi dix ans, c'est loin. Le problème, c'est que le temps passe plus vite que je ne le croyais, et à force de me dire que "c'est loin" et que "j'ai le temps", je me retrouve aujourd'hui à un point de ma vie et de mes études ou pas mal de choses sont en mouvement, et à pas grand chose de la vie active, sans m'en être aperçue. Et souvent j'ai l'impression d'être en retard, de n'avoir pas fait plein de choses, et je me dis qu'au stade où j'en suis, ce n'est déjà plus le moment ou plus possible. Ça passe de "je ne suis pas allée visiter tel endroit" à "mon CV est quasi vide". Bref, ce sont des moments où je me dis "mais à quoi étais-je occupée ces cinq dernières années ?"
Du coup, je m'imagine bien dans un futur plus ou moins lointain me retourner sur ma vie d'étudiante en me demandant ce que je dois en penser. Je pense que je suis d'un tempérament à forcément regretter des choses, sans pour autant que ça me mine complètement le moral. Il y a quelques mois, j'ai vécu la pire déception amicale de ma encore jeune existence, et ce genre d'événements a forcément tendance à diriger son regard vers le passé, non sans une certaine amertume. Je crois qu'il y aura toujours une certaine dose de regrets dans ma vie, mais je considère que j'ai de la chance car j'ai toujours quelque chose en parallèle qui vient faire contre-poids dans la balance.
L'an dernier au niveau relationnel, pour moi ça a été plutôt bizarre. D'un côté avec Mike parti en Suède, Skype est devenu mon meilleur ami, et j'avais tendance à rester enfermée chez moi (enfin, plus que d'habitude quoi) pour être constamment en ligne, dans le genre no life y'a pas mieux. Mais à côté de ça, ses amis m'ont beaucoup plus souvent invitée à faire telle ou telle chose, peut-être pour éviter que je me sente trop seule ? Enfin bref, paradoxalement c'est aussi une année socialement pas si vide que ça. Mais en fait je me suis un peu retrouvée dans la situation évoquée par le titre de ce message. Plein de copains, pas d'amis. La seule amie proche que j'avais n'en a rien eu à foutre, et les autres, malgré leurs nombreuses attentions, avaient l'inconvénient d'être loin. C'est pas forcément cool comme sensation sur le moment.
Maintenant que l'année est passée et que tout (ou presque) est rentré dans l'ordre, je le vis mieux, je me dis que ce n'était pas si terrible. Mais bon, il fallait y passer quoi !
Je ne sais pas si je suis vraiment dans l'esprit de ce que tu décris, en tout cas je pense bien le comprendre, mais peut-être être passée un peu à côté dans mes élucubrations. En tout cas, je sais que même si rationnellement ça peut nous sembler ridicule, un bureau des pleurs, c'est parfois bien utile. Il y a des chances d'ailleurs pour que, si je me retrouvais seule prochainement, je ne mette pas trop de temps à ouvrir un nième blog pour les mêmes raisons que tu évoques : raconter à on ne sait pas qui, mais quelqu'un on espère, ce qu'on aurait tout naturellement raconté à l'autre du temps ou il était là. Ça me semble une démarche compréhensible et cohérente avec un certain état d'esprit.
J'avoue que ça m'embête un peu de lire que tu manques d'oreilles attentives pour parler de ta relation avec Elsa (car oui, si visiblement la relation amoureuse est terminée d'un côté, il semble évident qu'il existe toujours une forme assez prégnante de relation entre vous) parce que rien qu'au travers du blog, où tu n'écris pas tous les jours, ça se sent que tu as besoin d'en parler (et c'est normal).
Ça m'embête parce que c'est un rôle que j'assumerais bien car malgré le relativement peu d'échanges qu'on a pu avoir ces dernières années, tu es quelqu'un que j'ai toujours trouvé suffisamment intéressant pour continuer à lire ton blog régulièrement même après avoir quitté PI (no comment xD), et ce même si on a dû se croiser trois fois à tout casser. Seulement, pour des raisons évidentes, je ne suis certainement pas la mieux indiquée. Parce que même si on discute assez sérieusement de temps en temps et que visiblement ça ne déplaît à aucun de nous, et bien au fond on ne se connaît pas tant que ça. Quand on a besoin de se confier à quelqu'un, cela implique une certaine proximité pour ne pas avoir à développer en long en large et en travers des choses qui sont des détails par rapport à notre problème mais qui sont capitales pour la compréhension de l'interlocuteur (typiquement des choses du style "ça a commencé la fois où on a fait ça" "ah bon, vous avez fait ça ? Je savais pas" "ah ben du coup faut que je t'explique avant..." et au final on parle trois heures de faits qui ne sont pas directement le problème dont on a besoin de parler).
Du coup, faute d'oreille attentive, peut-être qu'il sera nécessaire encore quelques temps de continuer le bureau des pleurs. Mais après tout, c'est une solution comme une autre. Tant que ça fait de l'effet, c'est l'essentiel.
Et sinon, si t'as pas envie de pleurer tout le temps, ben tu peux aussi me dire ce que tu fais le week end prochain, vu que le bal de PI est annulé. Quitte à ce que les gens se déplacent quand même, autant optimiser le truc :p
(et là, je me marre devant mon PC en me disant que décidément, Senna avait bien raison, je fais des commentaires aussi longs que les posts commentés xD)
J'ai luu \o/
Comme tous tes articles d'ailleurs, même si tu n'en sais peut-être rien. En tout cas j'aime bien avoir de tes nouvelles, comprendre tes impression sur ce que tu as vécu, ici sur ton blog. Il y a des choses dans tes articles dont on n'a jamais parlé ensemble, des choses sur Elsa par exemple et il m'arrive d'avoir l'impression de ne pas devoir lire ça, que c'est personnel. Mais voir que tu m'as citée dans ce billet m'enlève un peu l'idée que je fais du voyeurisme en venant te lire ici. ^^
En tout cas je comprends certaines de ces sensations que tu as exprimées, je regrette d'ailleurs de ne plus pouvoir parler avec toi autant que cet été. Tu as été pour moi d'un grand soutient pendant ces moments d'ennui extrême et de mélancolie vide de sensations, plus sûrement que tu ne l'imagines. On se parle beaucoup moins depuis ton mois à l'incorpo et je le regrette mais en tout cas sache que ce n'est pas que je t'ai occulté, et si d'aventure on se recroise sur le chat (et que cette fois je n'ai pas 15 personnes derrière moi qui me souhaitent mon anniversaire xD) je serai plus contente d'avoir avec toi une longue conversation sur les travers de la fac ou les étrangetés de la police. :D
J'espère que je pourrai te voir un de ces week-ends prochains, pour vérifier que tu perds cette habitude de chanter des chants militaires, toussa. o//
Bien à toi, ami d'ennui :)
Moi je ne partirai pas dans une grande élocution comme mes deux prédécesseurs, tout simplement parce que j'ai la flemme xD, mais bon tu dois, comme le dit Camille, bien voir que maintenant t'as des visites sur ton blog qui proviennent de Bourges xD.
Enfin juste pour dire qu'on se rejoint sur la chanson d'Aznavour, ça a toujours eté ma preféré et j'ai eu un énorme coup de blues sur cette chanson durant 6mois après mes 20 ans. Comme l'impression oui qu'on avait raté certaines choses, qu'on etait passé à côté.
Et puis finalement on passe après dans une autre spirale plus joviale et là on se dit qu'on a peut être pas manqué grand chose, que tout est une question de points de vue et d'états psychologiques pendant un certain temps.
Sur ce je vais m'écouter "Non je n'ai rien oublié" :D .
Ha, ben, oui, enfin, non, je vais ôter vos illusions sur un point : je n'ai pas de stats. Ou, pour être plus précis, dotclear n'en génère pas tout seul, et mon hébergeur n'en fait pas de super précises (voire complètement biaisées puisqu'il ne sépare pas les bots des gens normaux ; ni l'accès au flux rss d'un accès classique, par exemple...). Donc je ne les consulte pas, donc je n'ai aucune stat, sauf à éplucher les logs d'apache moi-même, et là pour le coup n'importe qui aurait la flemme.
Mais vois-tu Camille, la moitié du dilemne est aussi que si je manque d'une oreille attentive, je n'en recherche pas non plus, parce que... pour plusieurs raisons en fait : d'une part, je n'ai pas envie d'importuner les gens avec mes histoires (... parce que ça ne les regarde pas ; c'est sûr, c'est idiot de se dire ça, mais je trouve ça très rédhibitoire personnellement) ; d'autre part, je n'y pense juste pas quand je suis avec des gens. C'est à dire, j'ai éventuellement des états d'âme lorsque je suis seul, par exemple chez moi devant mon ordi. Mais dès que je suis avec d'autres gens, c'est de toutes les façons la pêche et ça ne me viendrait même pas à l'esprit d'y penser, encore moins d'en parler.
Et enfin, effectivement, comme tu le dis toi-même, la plupart des gens, au fond, ne me connaissent pas assez (mes amis de prépa ou d'école ne me connaissent pas sur internet ; ceux d'internet ne me connaissent pas irl... et tout ce qui tourne autour d'Elsa touche à la charnière des deux mondes, en plus qu'à mon propre univers personnel).
Mais, quand même, j'apprécie énormément vos commentaires :-) .
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Maryana, il y a pas mal de choses dont je n'ai jamais parlé à personne là dedans (...). Mais t'inquiète pas, je fais plutôt attention à ce que je publie. Si j'en parle, c'est que ça n'a pas vocation à être trop personnel :D .
Haha, je crois qu'on se rencontre encore une fois, Senna... effectivement, il suffit juste d'avoir la pêche pour que toutes ces questions soient balayées :D .
Si, bien sûr que je continue à lire ce blog. C'est juste que je ne sais jamais quoi poster.
Après un déménagement, une année de prépa et le caractère spécial de la première année à Polytechnique au final il est vrai que le titre n'est pas si étonnant. Mais j'espère pour toi que tu auras très vite un peu de stabilité qui te permettra de changer la véracité de ce titre. Si je n'ai pas commenté dernièrement c'est parce que même si je souhaite que tu ailles mieux, étant la cause de tes états d'âme je ne pense pas être celle qu'il faut vraiment pour te soutenir et te permettre de te soulager et d'oublier tout ça. Et mon éloignement du monde d'internet de part un grand désintérêt pour PI et même par le chat (car les derniers fois où j'avais pris le temps d'y aller, il était mort à chaque fois) n'ont pas aidé à ce que je sache quoi poster.
En espérant que tu puisses bien te porter. Bises.
Mais je suis toujours là aussi Louis... je passe souvent (même si on se voit peu)... et d'ailleurs je suis très souvent a coté de toi... t'as pas remarqué la petite caméra a l'intérieur du lapin rose?
*sors*
"[...] je ne pense pas être celle qu'il faut vraiment pour te soutenir et te permettre de te soulager et d'oublier tout ça" -- tu penses mal. Surtout si tu supposes qu'il est mon but d'oublier quoi que ce soit.
À propos du titre, euh, j'espère que vous appréciez au moins l'ironie qui est dedans. En plus de tenter d'y voir une vérité qui n'existe pas exactement.
Alors gaby, ta caméra doit voir 24h/24 la couverture d'un livre de maths... :D
quote :
" Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'impression que votre vie a nécessairement besoin de, disons, un centre de gravité. [...] éventuellement, qui vous offre de temps en temps un sens à vos actions. "
Juste pour dire : yap ! Cey peut-être bizarre, mais en lisant ce passage, j'ai enfin réussi à mettre des mots sur cette sensation que tu décris. Je ne soutiens pas l'ensemble mais l'idée. C'est un peu pathétique de réaliser qu'au fond, on ne vit pas tant pour soi que pour les autres, et qu'on a besoin d'eux pour donner un sens à ce que l'on croit entreprendre pour soi.
Alors tant pis ˆˆ ce billet date un peu, mon post n'est ni long ni constructif, et je ne repasserais sans doute pas par ici avant plusieurs mois, mais j'avais envie de le dire =P